La France peine depuis de nombreuses années à combler un déficit en logement, malgré une augmentation conséquente des constructions entre 2003 et 2007. Or, avec la crise économique que l'on traverse, de multiples mises en chantier ont été retardées voire annulées.
Face à cette "crise du logement", deux raisons :
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d'une part, une forte poussée de la demande
Puisque le nombre des ménages augmente plus vite que la population (multiplication des familles monoparentales, allongement de la durée de vie donc moins de roulement de logement, et indépendance des enfants des baby-boomers qui quittent le domicile parental),
- d'autre part, une offre insuffisante
En effet, il existe d'un côté le secteur privé, qui exige des conditions de garantie de plus en plus importantes et difficiles à satisfaire, ce qui influent sur les prix et les loyers, et de l'autre côté, le logement social. Pour ce dernier, le loyer est fixé en fonction de la catégorie de prêt dont bénéficie le programme concerné. De plus, force est de reconnaître que les municipalités ne sont pas incitées à bâtir du logement social et qu'en conséquence une politique de préférence pour la solvabilité s'est également mise en place : 20% des locataires du parc social relèvent ainsi des tranches les plus aisées de la population et les locataires sont maintenus dans les lieux même lorsque leurs revenus dépassent les plafonds officiel.
C'est la raison pour laquelle le gouvernement souhaite faciliter le roulement des logements, via la loi Boutin.